Cela fait 1 mois que ce blog est né : joyeux moinniversaire le blog !!
Et l'heure de dresser un 1er bilan : A la base je l’ai crée pour 2 raisons : d’abord un besoin de mettre en mots ce que j’écoute, de conserver une trace chronologique de mes coups de cœurs et de mes découvertes. Ensuite l’envie de les partager avec mon entourage, de faire découvrir à mon petit groupe d’amis les références qui animent ma passion. Premier bilan plutôt positif. Des lecteurs réguliers et de plus en plus de curieux (Restez les gens !!). Le mange disque est plutôt gourmand. Il demande du temps et de l’énergie, ce qui n’est pas toujours évident. Cette période d’évaluation s’étant révélée plus que satisfaisante il y aura certainement dans les mois à venir de nouvelles orientations : plus d’échange, de partage mais surtout plus de son. Un audioblog quoi… avec, soyons fou, des podcasts à gogo, une régie studio, une antenne radio reliée à la tour Eiffel, des voyages à gagner et un distributeur de chupa chups… enfin bon, en même temps, je suis loin d’être une geek accomplie alors y’aura peut-être rien du tout ! (sauf si un bon samaritain …)
En attendant c’est l’occasion de vous parler de moi (pouët !) :
A cette époque, j’habitais dans le trou du cul du monde un joli coin de nature perdu au cœur de la plaine champenoise un petit patelin de 250 habitants au fin fond de la campagne essentiellement peuplé de tracteurs, de chasseurs, de vieux et de quelques idiots du village, genre un peu Dogville (papa, maman, si un jour vous me lisez :-P). Point de cinéma à moins de 25 kilomètres (les films arrivant au compte goutte environ 6 mois après leur sortie), encore moins de salles de concerts ni même de disquaires à part un petit coin à 45tours et cd chez le petit revendeur audio-visuel de la bourgade voisine. Faut-il préciser qu’on y trouvait pas grand chose à part Michel Sardou et François Valéry. Autour de moi les Djeuns se divisaient en 2 clans : les « hardeux » (cheveu en brosse sur queue de cheval , jeans moule-coucouilles, et tee-shirt Iron Maïden), les « Chipie-benetton » (propres sur eux, aussi lisses à l’extérieur qu’à l’intérieur, organisateurs de boums bien convenables où on s’échangeait sous le manteau les k7 de Jean-Jacques Goldman, de Dire Straits ou de Whitney Houston, mais où la motivation principale restait la drague. Personnellement, le défi de m’intégrer à l’un ou l’autre de ces 2 communautés bien établies était perdu d’avance : trop de timidité, trop pas à l’aise avec mon image mais surtout trop décalée mentalement. Solitaire sans être associable, je préférais m’empiffrer de littérature (en + des gâteaux :-D ) et de conversations intimes entre me, moi et myself. Dire que je m’emmerdais ne serait pas totalement faux. Musicalement, peu de choses m’enthousiasmaient si ce n’est les Cure, Clash, Dépêche Mode et Taxi Girl (années 80 obligent !).
Et puis le miracle a eu lieu. A peine quelques années après la révolution des ondes et l’autorisation des radios libres à émettre, je tombais, un soir de désœuvrement, sur une émission qui allait révolutionner mon monde musical. Je ne me rappelle plus le nom de cette émission. Tout ce dont je me souviens c’est qu’elle était diffusée tardivement sur Radio Obscène (J’ai d'ailleurs mis un certain temps à comprendre que le vrai nom de cette radio était Aube Seine...han la subtilité !!), radio associative de proximité, généraliste le jour et spécialisée la nuit. J’enregistrais frénétiquement des petits bouts d’émission que je me repassais ensuite en boucle. J’y découvrais alors des artistes et des groupes dont j’apprendrai plus tard le nom : Joy Division, Bauhaus, Clan of Xymox, Dead Can Dance … et tant d’autres. Pour moi ces musiques sortaient de nulle part et me donnaient l’impression d’être dans un astronef en route pour la planète son. Dans la foulée chaque voyage scolaire à Paris devenait pour moi l’occasion de courir à la Fnac à la recherche de ces perles entendues à la radio. C’est là que j’ai découvert le rayon « Indépendant » dont je n’aurai jamais soupçonné l’appellation au milieu de mes champs ! La claque ! Comme je ne connaissais pas les noms de ce que j’entendais à la radio, j’achetais souvent des albums au pifomètre (tiens la pochette est sympa ! hop panier !! ) C’est ainsi que j’ai acheté mon 1er disque des Legendary Pink Dots. Itou pour la plupart des artistes sortis sur le label 4AD dont –juste avant de « monter à la capitale » pour y faire mes études – les Pixies ! Voilà comment est née ma passion pour la musique. Depuis, ma recherche n’a pas cessé.
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