Mardi 15 novembre 2005
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Dans la famille Mange-disque, je voudrai le père. Hé oui, môman Mgr est très occupée en ce moment et elle a délaissé son fiston de blog quelques jours pour aller se balader dans les Highlands. Du coup, sa moitié (presque) abandonnée a décidé de prendre le relais ! c’est pas haribo la vie ? Je laisse la parole, à Mister Mgr alias Sonik pour une review de la 1ère soirée RIOT au Trabendo qui a eu lieu il y a une dizaine de jours.
Extase sonore ou comment la techno peut nous emmener très loin ! (garanti sans drogues !)
Bon ça fait bien une année que je n'avais été dans une soirée "mythique" ou "mémorable", la dernière Nordik et son plateau époustouflant en a été certainement pour quelque chose, surtout comparé à la piètre qualité des soirées parisiennes... Histoire d'une soirée mouvementée donc, et tellement mémorable !
J'arrive avec mon pototek’ (ndlr : pote techno) depuis toujours, on fait partie des 10 premiers entrants et pour nous c'est une chance : celle de voir naître une soirée qui restera jamais gravée dans nos mémoires de teknoïdes puristes et de fans du son de Détroit. Les Vj's s'entrainent déjà à mixer leurs images : leurs créations mais aussi celles de F...U! (Ndlr : le nouveau label dancefloor d'Fcom) et des images et vidéo de la ville fantôme. C'est Windz, un jeune dj français, pour qui les "classics" et "purs sons" veulent dire quelque chose, qui ouvre le bal. On savoure les vieux classiques, les "desire", les KMS (label de Kevin Sanderson) qui ont bercé notre jeunesse de raveurs. Les gens arrivent au compte goutte, on se demande si ca ne va pas se finir en petite teuf toute naze avec des purs artistes et trop peu de monde… (la déprime...). Des flyers ont circulé pourtant par mail et dans les shops mais uniquement dans le circuit electro tekno de Paris... Les gens arrivent plus nombreux. Windz pousse le Bpm pour mettre les danseurs sur la rampe de lancement : c’est parti… jusqu’au bout de la nuit !
1er live : Suburban Knight, compte à rebours lancé...

Sierra sam (à gauche)
Windz fait un petit signe à Sierra Sam. Il peut faire partir son live après la dernière galette. Là le son devient plus binaire, plus basique, du "Détroit at home". Les sons sont simplistes, electros à souhait. Il est bientôt rejoint par James Penington. Les sons commencent à se faire plus mélodieux, avec plus de profondeur, plus de relief (du vrai Suburban Knight), un avant goût de ce qui devait arriver ensuite, Ca monte doucement mais sûrement, les danseurs se font plus insistants, de moins en moins réticents à bouger. La soirée prend forme sous l'impulsion de Suburban Knight.
1er sommet de la soirée : VINCE WATSON de Glasgow

Vince Watson, from Glasgow, pose son premier skeud, le son devient plus deep, tout en étant de plus en plus punchy. Les samples façon Détroit minimalisent la texture sonore. On pense aussi à des sons trance mais, sous le contrôle de l'écossais, la 1ère partie du mix ne tombera jamais dans la facilité. On rentre alors dans la 2è partie et là on se dit "va y avoir le live de Scan X, ca va entre de la furie, comment il va faire le scottish ?" Tout simple : il booste un peu plus les basses, le son se durcit progressivement, et Vince se déchaine sur les platines dans un mix sans concession. Il communique avec le dancefloor en dessinant les sons avec ses bras ; la communion commence avec le public, les lights, les visuels et le son magique de Détroit !
Après la rampe de lancement, la phase de la soirée est à ce moment, largage du 1er étage pour accélérer et monter en puissance... On retrouve l'atmosphère des raves, les gens se sourient, les bouteilles d'eau, les bras qui se lèvent en battant le rythme, les cris au moment où le morceau se lâche après une montée contrôlée, on oublie alors que les jambes bougent toutes seules et on est parti dans un space-montain d’une durée indéterminée...
2è sommet de la soirée : SCAN X live !!! on arrive dans l'espace pur et dur !

Les gens acclament le son particulier de Vince Watson, qui reste, ceci dit dans le style de Détroit, mais quand SCAN X prend les manettes on perd toute notion du temps tellement son live est d’une puissance démentielle. Le summum est atteint sur le nouveau morceau de l'artiste : Desire !!! Les visuels clignotent avec juste les mots "NOW : SCAN X", les couleurs et les images défilent, c’est vertigineux. Les danseurs sont partis dans leur intérieur sonore tel un embryon qui retrouve le ventre de sa mère... En clair : de la tuerie !!! A la fin on se dit « bon si le prochain dj est pas top on part. » Evidemment je me suis planté en beauté puisque James Pennington devait conclure cette soirée mythique...
Atterrissage : JAMES PENNINGTON en mix !!! Si on continue, on va se scratcher mais c'est tellement bon !

James prend à son tour les platines et je me rappelle alors son mix à Caen lors de la Nordik Impakt et bien, l'impact m'a procuré l'effet voulu : jouissance sonore jusqu'au dernier craquement de disque ! C'est simple, tous les labels de Détroit ont été passés en revue : Red Planet, UR, Elektrofunk, KMS, etc... Les jambes se font de plus en plus lourdes mais c'est le moment que je préfère, celui où le mental prend le dessus et où les mouvements se font naturels au possible sur la musique tellement mythique de cette ville chargée d'histoire musicale ! On se régale, on saute, on crie, on en veut encore: A la demande générale, James est revenu 4 fois poser les derniers skeud, des Underground Resistance de 7 à 8 minutes, on en a les larmes aux yeux. Il est 7h15 du mat...
La soirée a rempli ses promesses : pas d’effet sardine au niveau du public, composé essentiellement d'afficionados mais surtout une qualité sonore rare. A Paris, c'est sur les doigts d'une main que l'on compte ce genre d'évévement, qui lancait ainsi les soirées du département dancefloor tekno du sous label de FCom : F...U !
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